Bienvenue sur le nouveau forum des Descendants de l’humanité, se passant 1250 années après le précédent forum.
Les choses ont bien changé sur Terre depuis la première catastrophe nucléaires, une seconde catastrophe créé par l’éther a marqué l’histoire de façon drastique, réveillant d’ancienne entité qui n’auraient jamais dû se réveiller.
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Sujets : 78
Inscription : Mar 2016
Titre(s): Rebelle au grand coeur.
Date de naissance: 21/12/1229
Quelle espèce êtes-vous ?: Hybride
Biographie: Rey est une jeune femme positive et une éternelle optimiste. Pourtant, sous son sourire se dissimule une personne ayant vécu de terribles épreuves comme l'abandon, le rejet et le génocide de son village d'adoption. Sous ce petit visage souriant, se dissimule un appétit féroce pour la vengeance et des émotions toujours plus contradictoires entre son altruisme, sa tolérance, et sa rancœur envers l'humanité.
Lieu d'habitation: Arakis
Votre petite tête: Hauts faits :
Je rêve, comme cela ne m'était pas arrivé depuis un long moment. Je rêve de montagnes, d'oiseaux qui chantonnent et de bruits plus étranges les uns que les autres. Des bruits que je n'ai jamais connus puisqu'il m'est normalement impossible de les avoir entendu, tous ces bruitages ayant disparus du monde que je connais aujourd'hui.
J'ouvre difficilement les yeux, fatiguée d'avoir dormi je ne sais combien de temps. D'ailleurs combien de temps ai-je dormi ? Je cligne des paupières et je tends mon bras devant moi. Je crois voir ma main si proche de mon visage mais je peux en réalité la voir avec une netteté affolante. Tout comme je discerne la pièce et ses moindres recoins avec facilité.
Je fronce les sourcils et je m’assoie sur le lit. Je me rends compte que je suis à moitié nue et je ramasse la couverture sur moi pour cacher un minimum de peau. Il ne reste que quelques morceaux de mon débardeur couvant des petits fragments de peau. Je regarde tout autour de moi, j'y vois si bien, j'entends si bien. S'en est indescriptible puisque je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je ne m'attarde pas sur le fait que je puisse discerner un tas de choses qu’auparavant je ne discernais pas. Peut-être est-ce un effet secondaire du sérum qui se dissipera très vite.
Je me tourne sur moi-même lorsque je tombe nez à nez avec Thaor. J'écarquille les yeux et je tombe sur les yeux ouverts de Thaor. J'ancre mon regard dans le sien et je rougis.
Tu...
Je tourne la tête vers les vêtements posés près de moi et je m'en empare. Je tente de me redresser et même si ma jambe n'est plus douloureuse, elle reste néanmoins fragile. Pourtant, je peux enfin marcher, même si je ressemble à une bête sur laquelle on aurait tiré. Je prends appuie et je me retrouve enfin debout, respirant l'air emprisonné du bunker. Je me tourne à nouveau face à Thaor qui s'est maintenant levé.
Merci, pour les vêtements et.. Pour m'avoir tenu chaud. Je vais me changer.
Je me faufile dans une pièce lentement en faisant attention à ne pas gambader comme un lapin. J'enfile les vêtements que Thaor m'a donné et j'en profitais pour inspecter mon corps. J’observe mon reflet dans le miroir face à moi et je caresse ma peau comme si je la découvrais à nouveau. Mes sens sont si aiguisés que j'en suis totalement déphasée mais peu importe, ce n'est que temporaire. Je passe la main sur mon cou et je longe la jugulaire du bout de mes doigts. Je remonte jusqu'à ma mâchoire et j'effleure mes lèvres du bout des doigts. Je me souviens d'un goût vaguement humide cette nuit mais je ne réussis pas à en identifier la source.
Je réajuste mes vêtements et je coiffe mes cheveux qui tombent en bataille. Je tourne les talons et je retourne auprès de Thaor. Je détourne le regard en voyant mon lit de fortune où nous avons tous les deux dormi. Sans lui, j'aurais peut-être eu trop froid pour pouvoir passer la nuit. Je ne peux pas lui en vouloir et l'idée qu'il est abusé de moi ne m'effleure pas l'esprit car cet homme, n'est pas mon père.
Je marche jusqu'à Thaor de manière à ce qu'une seule enjambée nous sépare maintenant. Je le regarde droit dans les yeux et je lui souris timidement.
Merci pour avoir fait tout ça pour moi. Tu n'étais pas obligé et sans toi je serai probablement morte. Tu n'as rien du scientifique fou que j'imaginais en arrivant ici. Merci, infiniment.
Je tapote son épaule pour le remercier mais le geste est si dérisoire comparé à la gratitude que j'éprouve pour lui. J'avale les centimètres qui nous séparent et je glisse mes bras autour de sa taille pour lui offrir un câlin de remerciement. Je reste blottie un long moment contre lui et c'est la première fois que je remarque sa douce odeur de lavande mélangé à une odeur d'alcool ancien.
Merci, Thaor. Tu as été plus gentil que n'importe qui ayant vécu à mes côtés durant ces 20 dernières années.
Je fais un pas en arrière et je gratifie Thaor d'un sourire apaisé.
Après une nuit à veiller sur Rey, elle se levait avant moi, elle semblait déboussolée et intimidée. Elle me regardait et devenait toute rouge, en comprenant l'état dans lequel elle se trouvait, il ne restait rien de son haut, juste de quoi cacher ce qu'une fille n'aimerait pas montrer à n'importe qui, surtout pas à un inconnu tout juste rencontré. Elle semblait embarrassée de cette situation peu commune mais avait bien vu que j'avais du respect pour sa personne. Je lui avais laissé des vêtements propres qu'elle alla enfiler rapidement dans la petite pièce qui me servait de salle de bain, il y avait tout le nécessaire pour qu'elle s'y sente bien. À son retour, pour me remercier elle m'attrapa dans ses bras. Je me sentais soulagé qu'elle ait compris ce que je venais de faire pour elle, et qu'elle ne m'en voulais pas.
Tu es magnifique habillée comme cela, de pouvoir de nouveau prendre soin de toi doit te faire grandement plaisir. Comment te sens-tu, pas de fourmillement particulier, tu ne ressens aucune douleur nulle part ?
Elle était rayonnante de vie et d'espoir, elle venait de récupérer la faculté de marcher, et de parler de sa douce voix. À son réveil j'ai eu le temps de voir que les bleues que je lui avais faites avec le massage cardiaque avaient disparu. Je ne l'ai pas fixé longtemps du fait qu'elle s'était retrouvée dans cette situation à cause de la forte douleur, j'avais détourné le regard pour ne pas l’embarrasser plus. Maintenant qu'elle était habillée mon regard ne devenait pas gênant pour elle, elle ne rougissait plus.
Je souhaiterais m'excuser de t'avoir découpé ton vêtement, j'ai quelque peu été obligé de faire repartir ton cœur, tu avais tellement hurlé de douleur que ton cœur avait lâché. Je...
Je lui ai montré en ces 4 jours que j'étais encore capable d'apprécier une personne, d'aimer, d'aider, j'étais comme devenu le père qu'elle n'avait jamais eu. Nous nous juste étions rencontrés que je l'avais aidé et jusqu'à ce jour, toutes les heures passés avec elle, je les ai passés à l'aider et à l'empêcher de mourir. Mais je n'arrivais pas à lui dire de façon rassurante ce que j'avais fait pour lui faire repartir son coeur, mais elle ne devait même pas se souvenir de ce moment-là ni de la phrase que j'avais dit à son retour à elle.
Je souhaitais qu'elle reste avec moi mais ne savais pas quoi lui dire, ce que je ressentais pour elle était plus grand qu'une relation père-fille, mais plus une grande amitié qui s'était formée. Je ne lâchais plus son regard, espérant qu'elle m'invite à la suivre où qu'elle aille. Elle m'avait dit vouloir me montrer certaines choses, mais maintenant que je lui ai offert la possibilité de rester en vie, voudrait-elle encore de ma présence ? Me proposerait-elle de continuer ma vie à ses côtés. J'ai la possibilité si elle me le demandait de la rendre comme moi, immortelle et humaine. Une humaine sans un gène d'Ange. Mais mon secret ne serait-il pas un fardeau pour Rey, elle qui est si jeune et si fragile, même si elle essaye de le cacher.
Écoute, heu... je ne sais comment te demander ceci mais, es-tu... es-tu toujours partante pour vivre ta vie à mes côtés ? Je ne pourrais t'effacer les souffrances que tu as vécues par le passé, mais avec moi tu as obtenu une seconde vie, comme une renaissance, avec moi tu apprendras à oublier les horreurs de ton passé. Merci pour ton câlin, c'était très gentil de t'as part, si tu souhaites vivre ce genre de moment plus souvent, je peux te les offrir, tu n'as pas connu de tendresse dans ta vie, mais tu sais ce qu'est un câlin, viens dans mes bras quand tu le souhaites, viens effacer ton passé et oublier tes souffrances. Lâche-toi un bon coup, pleure si tu le souhaites, il n'y a pas de honte à pleurer. Libère toi de ton passé, et tourne la page du livre, commence une nouvelle page comme tu commencerais une nouvelle vie. Et fait le choix que tu as envie de faire.
Je ne savais quoi dire pour la convaincre, mais la libérer de son passé et lui permettre de pleurer un bon coup dans les bras d'une personne qui lui permet de s'exprimer, de vider son sac de mauvais souvenir était le plus grand soulagement que je pouvais lui offrir.
THAOR
La guerre engendre la guerre, elle ne crée pas la paix
THAOR
La science est une étude, mais l'humain est une science.
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Biographie: Rey est une jeune femme positive et une éternelle optimiste. Pourtant, sous son sourire se dissimule une personne ayant vécu de terribles épreuves comme l'abandon, le rejet et le génocide de son village d'adoption. Sous ce petit visage souriant, se dissimule un appétit féroce pour la vengeance et des émotions toujours plus contradictoires entre son altruisme, sa tolérance, et sa rancœur envers l'humanité.
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Je fixe intensément Thaor et je l'écoute parler, avalant ses paroles et chaque mot qu'il prononce. Mon cœur est envouté par ses mots mais la peur de m'attacher, la peur de le perdre et la peur d'une centaine de choses me tétanise alors que je le toise, encore et encore. Nous ne sommes plus deux étrangers qui apprennent à se jauger en se regardant durant des heures, nous sommes deux adultes qui s'observent et qui se découvrent à chaque instant.
Je pousse un soupir et je serre mes bras autour de mon corps comme pour empêcher ces fichues émotions humaines de me consumer. C'est parfois problématique de ressentir et pire, de beaucoup trop ressentir. Je finis par lâcher un rire nerveux, un rire que je ne me connaissais pas mais qui est un mélange de nervosité, de timidité et d'émotion. Cette fois, Thaor ne me propose pas de partir en expédition à la découverte du monde, il me propose de rester avec lui, peu importe où et ça, c'est la plus grande différence dans son discours.
Tu as sauvé ma vie comme personne ne l'avait fait, pas seulement en pensant mes blessures physiques mais en m'offrant l'attention que l'on ne m'avait jamais offerte. Tu t'es occupé de moi comme personne ne l'avait fait, tu as veillé mes nuits et surveillé mes journées. Tu es un être formidable, Thaor, comme je n'en ai certainement jamais connu.
Je m'approche d'un pas, réduisant à néant la distance qui nous sépare. Je suis plus petite que lui, probablement une tête de moins que lui ou peut-être plus je n'y fais pas très attention. Je lève la tête et je ne quitte pas son regard, cherchant cette lueur que j'y vois depuis des jours. J'ai l'impression de lui avoir donné un second souffle tout comme il essaie de m'en donner un.
Je croyais que tu ne t’intéressais pas vraiment aux relations sociales des êtres humains ces cinq derniers siècles. Serais-ce possible que je t'ai donné envie de connaître le genre mi-humain mi-ange ?
Je lui souris et je pose ma main sur son torse. Je prends une profonde inspiration et je prends enfin un air grave et sérieux, comprenant que ni Thaor ni moi ne pouvons maintenant jouer à ce petit jeu qui consiste à nous livrer sans trop en dire. Quelque chose a changé, quelque chose nous a changé, tous les deux.
J'aime ce que je suis devenue aujourd'hui même si les épreuves ont été dures. Je ne dis pas que je ne regrette pas ma vie car elle n'a rien d'agréable mais il est vrai que si je n'avais pas traversé toutes ces choses, je n'aurais jamais survécu. Je ne peux pas continuer à nier ce que je suis et ce que je représente, tu le sais aussi bien que moi. Les Anges vont me traquer, ma tête est mise à prix pour ce que je suis. Si toi, tu tombes aux mains des Anges je ne le supporterais pas.
Je fais la moue et je baisse les yeux.
Nous pourrons toujours fuir autant que nous le voulons, nous ne serons jamais en paix. Je suis persuadée que notre rôle ne peut pas se cantonner à fuir éternellement, pas pour toi. Il y a peut-être une solution et même si je ne suis pas faites pour le combat, je ne peux tout simplement pas vivre heureuse alors que les Anges continuent leur expérience et instaurent la dictature. Ma mère ne peut pas être morte pour ça.
Je relève la tête et je caresse la main de Thaor du bout de mes doigts.
Alors la véritable question est plutôt celle-ci. Me suivras-tu, toi, dans mes aventures et dans mes idées ? Car moi, Thaor, je ne pourrais pas me cacher. Je ne suis pas comme ça, je ne suis pas faites pour la fuite, je ne le suis plus et j'en suis fatiguée.
Nos regards se croisent et s'entrecroisent. Même si je rêve de partir avec lui, de m'évader de ce monde ce n'est pas ce qui doit être fait. Je déborde peut-être d'altruisme et de passion pour les êtres encore vivants sur cette planète mais il est hors de question que je vive mes petites années cachée dans un terrier en espérant ne pas me faire attraper. Je ne veux pas me battre et détruire les espèces qui règnent sur cette terre, mais je veux apporter la paix à ce monde.
Je pris Rey dans mes bras, elle devait comprendre le fait que je la suivrais n'importe où avec elle, je ne refuserais pas de courir accompagné d'une personne qui me comprend et qui est elle aussi recherchée par le même ennemi. La vie à deux c'est toujours mieux que de vivre seul, nous avons un écart d'âge mais nous avons les mêmes pansés, les mêmes facultés de compréhension, nous avons tous deux un cœur, nous avons tout deux des sentiments, nous nous sommes forgé une amitié en peu de temps, voir plus.
Je penchais ma tête vers son oreille et lui murmurais.
Je te suivrai jusqu'au bout du monde, je ne reste jamais au même endroit, comme toi j'ai vécu des choses, plus ou moins différent, je t'ai offert une seconde chance de vivre, ajoute-y à cette chance une chose que tu n'aurais jamais osé faire, c'est le moment d'oser. Ose changer le sens de ta vie, ose affronter tes peurs, ose oublier ton passé comme j'ai oublié le mien pour effacer toutes souffrances, panse tes blessures psychiques, et pleure si tu en as besoin.
Je serrais Rey fort dans mes bars, pour lui montrer que je ne la lâcherais pas dans ses aventures, que je suis maintenant à ses côtés et que si elle le souhaitait, elle m'aurait à ses côtés pour toujours. Je sentais son cœur battre fort, collé proche de moi, elle sanglotait, je l'entendais, je sentais que j'avais ouvert une vieille blessure de sa vie pour qu'elle puisse la condamner à jamais. Elle me sera à son tour et se mit à pleurer, depuis sa seule larme d'hier elle versait des sanglots. Je ne la lâchais pas et essayais de la consoler.
Là, chuuuut. Je suis là, avec toi, lâches-toi un bon coup, détruit ce passé qui pèse sur ton esprit, libères-toi de ses cauchemars qui t'entravent et ouvres-toi à ta nouvelle vie. Chuuuut, ça va aller, je suis là maintenant.
J'ai libéré d'elle l'enfant, la jeune fille traumatisée, qu'elle avait renfermée en elle, gardant tout cauchemar, tous les mauvais souvenirs enfouis en elle qui la rongeait de l'intérieur. Je la serais fort dans mes bras et tournais légèrement sur moi-même en vas et viens, comme si je la berçais, et je continuais de la consoler.
THAOR
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Biographie: Rey est une jeune femme positive et une éternelle optimiste. Pourtant, sous son sourire se dissimule une personne ayant vécu de terribles épreuves comme l'abandon, le rejet et le génocide de son village d'adoption. Sous ce petit visage souriant, se dissimule un appétit féroce pour la vengeance et des émotions toujours plus contradictoires entre son altruisme, sa tolérance, et sa rancœur envers l'humanité.
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Je reste blottie dans les bras de Thaor, les yeux mi-clos et le cœur battant. Je suis si fatiguée, cruellement fatiguée ces derniers temps et mes émotions ont tendance à faire n'importe quoi. Je suis une marmite infernale et c'est assez agaçant. Je finis par prendre une profonde inspiration et je dompte mon trop plein d'émotion. Je lève la tête vers Thaor et je le regarde droit dans les yeux.
Jusqu'au bout du monde ? Ça semble être un bon plan.
Je lui souris. Seulement avant de me décider il faut absolument que je passe prévenir la colonie, que je m'occupe de placer les chiens, que je prépare mon voyage, vers l'infini, vers les Anges, vers une solution à ce monde catastrophique.
Je pose le bout de mes doigts sur la joue de Thaor alors que mon cœur s'amuse à jouer du tambour. Je voudrais lui crier de se taire mais il m'a l'air parfaitement décidé à ne pas m'obéir alors soit.
Tu sais que nous ne disposons tous les deux pas du même temps. Le temps ne passera pas de la même manière pour toi que pour moi et il est possible qu'à la fin, ce soit toi, qui soit seul.
J'apprécie l'idée d'être condamnée et de savoir qu'un jour ou l'autre, je rejoindrais certainement les étoiles mais la mort me terrifie, comme elle me terrifie à chaque fois que je suis dans une situation dangereuse. Néanmoins, j'ai de la chance de pouvoir vivre un peu plus longtemps que les autres puisque je combine pas mal de gênes.
Je ne détache pas mon regard de celui de Thaor et je trace une ligne avec le bout de mes doigts sur son visage.
Il y a quelque chose que j'ai vraiment envie de faire, même si ça peut te paraître très étrange.
Je vois son regard interrogé mais je n'en démords pas. Je mordille mes lèvres et je monte sur la pointe des pieds pour pouvoir rattraper la hauteur de Thaor. Je glisse l'une de mes mains dans son cou tandis que l'autre se balade dans son dos. Je hisse mes lèvres jusqu'aux siennes et je fais taire ces interrogations et ces discussions sans fin, une bonne fois pour toute, en l'embrassant comme n'importe qui le ferait, en livrant son âme.
Sur le moment, j'étais surpris de ce retournement de situation. Elle venait de vider un sac plein de mauvais souvenir, mais elle venait également de trouver des sentiments pour moi. Sentiments partagés. Nous passions une bonne dizaine de minutes, collés l'un à l'autre. Ne sachant quoi faire, elle était bien plus jeune que moi, mais semblait avoir fait son choix, vivre avec moi pour toujours. Elle se remit à sa hauteur, je baissais la tête vers elle et voyais ses yeux pleins de bonheur. Elle mordillait ses lèvres, elle rougissait. Je la regardait fixement dans les yeux, la dévorant d'un regard, outre interrogateur mais d'un regard qui cherchait à comprendre. Elle venait de me prouver une chose et de franchir un pas, elle ne voulait plus que nous nous séparions, nous nous sommes liés par l'aide que je lui ai offert et le souhait que je lui exauçais, vivre avec quelqu'un qui l'aime et qui l'attendrait, vivre avec quelqu'un qui la suivrait et qu'elle pourrait suivre n'importe où. Je repris mes esprits.
Waouh, je... je m'attendais pas à ça... heu...
Je ne savais plus quoi dire et me mettais également à rougir. Elle rigolait à me voir faire, j'étais comme paralysé par ce sentiment inconnu qui m’envahissait, j'étais planté devant une jolie jeune fille qui venait de m'embrasser. Je pris ses mains, les enveloppait dans les miennes, comme pour lui tenir chaud, je posais de nouveau mon regard dans le sien et lui demandais.
Accepterais-tu de... devenir... comme moi, si tu souhaites passer vraiment ta vie à mes côtés, désires-tu l'immortalité ?
Devenir immortel et suivre un vieux fou et vivre à deux les mêmes aventures. Faire front aux Anges et pouvoir vivre heureux pour l'éternité. Si tel était son désir, j'accepterais de lui offrir. Je ne m'attendais pas à une telle réaction à mon égard à son retour. Mais c'est une réaction que je devrais apprend à m’habituer dorénavant. Je continuais à fixer longuement Rey d'un regard approbateur, comme si je lui disais oui.
THAOR
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Je reste blottie contre Thaor un long moment jusqu'à ce qu'il reprenne la parole. Je lève la tête et je rencontre son regard enivré par l'envie que je devienne comme lui, par l'envie que rien ne puisse nous atteindre. Ce n'est pas quelque chose à quoi j'ai pu songer une fois dans ma vie puisque j'aime le fait de pouvoir mourir, un jour ou l'autre.
Je fais un pas en arrière et j'observe Thaor. Je pousse un soupir.
Je ne sais pas. J'aime l'idée de pouvoir passer du temps avec toi mais je n'ai jamais considéré l'immortalité comme une option dans ma vie. Il doit y avoir des contraintes, tellement de contraintes car ce n'est pas possible que tu ne vois que des avantages. J'ai besoin d'y réfléchir, quelques temps.
Je me tourne face à mon petit tas d'objets avec lesquels je suis tombée et j'enfile ma veste. Je dois me rendre à la colonie humaine pour signaler ma présence et pour montrer que je ne suis miraculeusement pas encore morte. Je m'empare de mon pistolet et je le serre entre mes doigts. Je me tourne face à Thaor.
Dire que je t'ai menacé avec ça la première fois. Tu ne vieillis pas, mais la manière dont tu étais effrayé signifie que tu n'es pas immortel, pas vrai ?
Je fourgue l'arme dans la poche arrière de mon pantalon et je me prépare à aller dehors. Je dois préparer un tas de choses avant de quitter la colonie. Je m'approche à nouveau de Thaor et je caresse sa joue.
Je ne dis pas non, seulement, pas aujourd'hui. Si je ne vois plus vieillir je dois accepter l'image de moi que je dois renvoyer, n'est-ce pas ? Je ne suis pas prête à rester aussi jeune toute ma vie. Enfin il doit y avoir un tas de choses sympathiques, mais tu ne m'as pas non plus très bien expliqué ce que tu vis aujourd'hui, la solitude, le chagrin de ne pouvoir jamais s'attacher car nos proches sont voués à partir. J'ai besoin de savoir si c'est ce que je veux.
J'embrasse avec légèreté les lèvres du scientifique et je lui souris.
Je reviens vite, lui dis-je. Je vais préparer mes affaires et tirer un trait sur la vie que j'ai mené à la colonie.
Je tourne les talons mais je marque un temps d'arrêt pour observer les réactions de mon cher Thaor.
Suis-je bête, lui proposer une immortalité, alors qu'elle n'en connais rien, j'ai vécu 500 années dans un bunker donc je n'en sais pas beaucoup, mais certaines contraintes de l'immortalité sont une force. Avant qu'elle ne parte je lui attrapais la main, et lui demandais de s'assoir un instant.
Rey, je t'offre cette immortalité car je ne veux pas te perdre, tu es sans doute la première personne que j'aime. Je t'ai sauvé la vie et maintenant je n'accepterais pas de te perdre, ton apparence jeune est très bien, cela ne me gêne pas, le fait que tu sois plus jeune que moi ne me gêne pas non plus, j'ai bien été jeune moi aussi, et regarde-moi, j'ai 545 ans mais je ressemble à un humain de 30. Tu n'as que 20 ans mais qu'est-ce qui te gène dans ton apparence ? Et certes l'immortalité à des contraintes, mais la plupart sont une force pour moi. J'ai perdu des proches, j'en ai fait le deuil et j'ai appris à oublier pour continuer ma vie sans contrainte. Seules ses contraintes concernant famille, amis sont dures à accepter, mais si tu acceptes, je t’apprendrais comment les oublier petit à petit.
Je sentais que je l'avais mis mal à l'aide à l'idée de devenir immortelle mais si elle souhaitait vivre avec moi, elle mourrait et moi je vivrais, jusqu'à la fin des temps, de nouveau seul. Mais si elle souhaitait ne pas être immortelle j'accepterais son choix. Je lui expliquais tout sur l'immortalité, le fait que c'est le seul moyen de ne pas la voir mourir et de vivre avec elle sans qu'elle puisse me rendre triste un jour, les armes à feu peuvent nous tuer mais nous avons la faculté de ne plus jamais être malade, de ne pas rester blessé longtemps, comme si le sérum que je lui avais injecté faisait un effet permanent, mais notre gène ne pouvait nous protéger des balles.
Après mes explications Rey se levait, me regardait longuement comme si elle voulait me dire quelque chose mais elle n'y arrivait pas, puis allait en direction de la porte.
Rey !
Elle se retournait à mon appel, je marchais rapidement vers elle, la prit dans mes bras et l'embrassait comme pour lui dire bonne chance et de revenir vite. Je la serrais et lui caressais le dos tout en l'embrassant. Je posais ma tête sur son épaule et lui murmurais à l'oreille :
J'attendais ton retour avec impatience. Je t'aime.
Puis je reculais d'un pas pour voir son visage, essayer de lire l'expression qu'il avait tout en l'admirant. Voir comment elle réagirait maintenant que j'avais également franchi le pas vers elle, comme elle l'avait fait vers moi.
THAOR
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Biographie: Rey est une jeune femme positive et une éternelle optimiste. Pourtant, sous son sourire se dissimule une personne ayant vécu de terribles épreuves comme l'abandon, le rejet et le génocide de son village d'adoption. Sous ce petit visage souriant, se dissimule un appétit féroce pour la vengeance et des émotions toujours plus contradictoires entre son altruisme, sa tolérance, et sa rancœur envers l'humanité.
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Votre petite tête: Hauts faits :
Je recule d'un pas et je souris à Thaor. Je le toise durant de longues minutes, gravant son visage dans ma mémoire. Je recule de plusieurs pas.
Je serai rapide, tu n'auras même pas le temps de te rendre compte que je suis partis.
Je suis plus difficile avec mes sentiments, j'ai tellement de mal à les exprimer. J'adresse un regard et un sourire à Thaor puis je m'éclipse comme une fusée.
Je prends la direction de la colonie, le cœur lourd et hésitant. Je dois prendre une immense décision.