Bienvenue sur le nouveau forum des Descendants de l’humanité, se passant 1250 années après le précédent forum.

Les choses ont bien changé sur Terre depuis la première catastrophe nucléaires, une seconde catastrophe créé par l’éther a marqué l’histoire de façon drastique, réveillant d’ancienne entité qui n’auraient jamais dû se réveiller.

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Un départ brutal
#1

Un départ brutal.


Avec Phoenix Stone

Les jours passent rapidement depuis le conseil et notre journée sur la colline, j'ai enfin tout l'équipement nécessaire pour l'aventure, il manque plus qu'à prévenir ma soeur et Rey de mon départ. Je me dirige vers l'hôpital comme ça je n'aurais plus qu'après passer voir Rey.

Je marche dans la rue, c'est assez calme, il n'y a pas grand monde, je m'avance en direction de l'hôpital, c'est alors que j'aperçois Phoenix qui semblait équipé pour partir. Je la suis et elle arrive jusqu'au rempart. J'arrive derrière elle et l'interpelle.

Tu ne comptais pas partir sans moi j'espère?

C'est alors que 2 petites personnes sortent, c'était les 2 enfants du village.

Ah je vois que les petits sont prêt à rentrer chez eux. Manque plus qu'à passer la porte et nous serons en paix


Je m'avance avec elle prêt de la porte. Le garde nous interpelle.

Qui va là !

C'est Gérald, pouvez vous ouvrir la porte.

Oh bien sur monsieur.


La porte s'ouvre avec son bruit strident habituel et nous passons la rempart. Nous voilà dans le désert. Maintenant nous pouvons prendre la route vers le village.

Bon je te laisse mener la troupe, après tout c'est toi qui connais le chemin.


© Gerald 2016



Nul ne résiste à mon charme

#2
Un départ brutal.
Ft. Gérald Maugris


Après avoir quitté l'hôpital sous les yeux colériques d'Aelita, je passe rapidement à la forge, je ramasse mon équipement tout prêt et comme neuf et je marche à toute vitesse jusqu'au foyer, où les enfants humains sont accueillis. Je les récupère, car quitte à aller près des montagnes, autant passer chez les humains pour voir si tout se passe bien. Je prends chacun de leurs mains et j'avance, le visage caché, la tête baissée, pourtant cela ne suffit pas et Gérald m'aperçoit.

Merde, je marmonne.

Je l'avais oublié, celui-là ! Mon esprit est envahi de flashs de chacune de mes vies antérieures. Je peine à m'occuper des enfants, alors faire attention à Gérald, ça va devenir compliqué. Je me tourne face à Gérald.

Hé, Gérald, hm... Je suis vraiment très pressée. Alors, si tu ne te sens pas de suivre le mouvement, tu..

Il s'avance et fait ouvrir la porte, je grogne de frustration. J'apprécie l'idée de partir avec lui, mais ça, c'était avant de m'éveiller à mon passé. Je suis perdue entre la réalité et mes vies passées, je ne sais plus où donner de la tête. Nous passons rapidement le portail et une fois dans le désert, je pousse un long soupir. Me voilà hors de Mortifia, sans avoir dit quoi que ce soit à mon frère. Je suis parti si vite, mais il le faut.

Je me tourne face à Gérald.

Je n'ai pas le temps de t'expliquer, crois-moi que je le voudrais, mais tout est si soudain.. Occupe-toi des enfants, je ne peux pas le faire.


J'ai l'esprit envahi de flashs au point que j'en perde l'équilibre. Je prends appuie sur un vieux tronc déraciné, cherchant mon souffle. Tout est en train de bouillir dans ma tête, je me sens prête à exploser.

Tu n'es pas en sécurité avec moi, ni les enfants. Avance, je te guiderai, je surveille tes arrières.

Il nous faut partir, mais pour l'instant, je suis trop instable pour être approchée. Mes pouvoirs se sont éveillés complètement, mes vies antérieures me reviennent, si je ne trouve pas le phénix, je vais y perdre mon âme.

Phoenix, ronronne la voix. Je t'attends.
Tu ne m'avais pas manqué, je marmonne. Avance, Gérald !

Je lui fais confiance pour ne pas effrayer les enfants.



Phoenix

#3

Un départ brutal.


Avec Phoenix Stone

J'ai comme un sentiment qu'elle voulait partir seule, mais quel en est la raison? Cela je l'ignore.

Tu me sous estimes, j'ai déjà voyagé et affronté beaucoup de danger, j'ai failli me faire tuer à plusieurs reprises et regarde je suis encore entier ! Donc cela ne devrait pas être difficile, puis avec les enfants cela sera plus simple pour voyager.


Elle semblait assez perturber, au point de me confier la charge des enfants, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas. A t-elle peur de leurs faire du mal involontairement?

Je semble être plus utile que je le pensais au final.


Je lui souris et commence à avancer avec les deux enfants. Mais pour autant elle semble vraiment pas dans son état. Ce n'est pas raisonnable de partir si elle n'est pas capable de protéger les enfants ou se protéger mais évitons le sujet pour le moment.


Le jour ou je serai en sécurité ce que soit je serai seul au milieu de nul part soit je ne serai plus de ce monde.

Je prend les devants et me met en marches avec les petits.

Allez venez suivez moi, on va passer devant. Direction la maison !

Je trouve que Phoenix est assez tendu, elle arrive presque à me cirer dessus. Manquerai plus qu'elle nous face une crise et qu'elle nous carbonise mais je sais qu'il ne se passera rien.

Comme si c'était fait madame.

Nous voilà lancé en plein désert dans le calme de la nuit, le silence régnait dehors, nous étions éclairé par la nuit étoilé au clair de lune et nous progressons au rythme des petites jambes qui essayaient de suivre la cadence.


© Gerald 2016



Nul ne résiste à mon charme

#4
Un départ brutal.
Ft. Gérald Maugris



Nous marchons un long moment, mais la nuit est froide et si sombre, peut-être aurions-nous du attendre le levé du jour ? Il valait mieux pour moi que je quitte rapidement Mortifia, cette histoire avec Rey a précipité mon départ. Je pousse un long soupir et je m'appuie un court instant sur un arbre pour reprendre mon souffle. Celui-ci s'embrase aussitôt.

Oh bon sang, je soupire. C'est de pire en pire.

L'arbre brûle et brille de mille feu. Je repars au galop derrière Gérald qui a certainement aperçu l'arbre qui brûle. Je souris, l'ironie plein les yeux.

Disons qu'il se passe quelque chose de compliqué en moi. Plus vite nous aurons gagner la montagne, plus vite je reprendrais le dessus. Allez, dépêchons-nous.

Nous avançons au pas de course lorsque j'entends des hurlements derrière nous. Les anges semblent surveiller le désert jour et nuit, au cas où. J'aperçois leurs chevaux et je pose aussitôt ma main sur l'épaule de Gérald, qui fort heureusement ne s'embrase pas.

Nous ne pourrons pas courir avec les enfants. Cachons-nous.

Nous courrons nous cacher derrière des ruines, mais c'était sans compter sur la rapidité des anges et l'odorat de leurs chevaux. Je fais signe de se taire aux enfants alors que les anges sont tout prêts. Je maintiens la petite fille contre moi, mais c'est alors qu'elle éternue, nous sommes rapidement repérés.

Attrapez les ! s'écrit un ange.

Je récupère la petite et nous cavalons à travers les ruines. On nous tire dessus, mais les anges ne sont pas très à l'aise avec les armes à feu. Nous courrons, mais nous sommes brusquement encerclés par les anges. Je recule contre Gérald, nous sommes dos à dos, les enfants entre nous. Je dégaine mon épée.

Ah la voilà, la rouquine des montagnes ! beugle un ange.
Tu l'as connais ? demande un autre.
Bien sûr, c'est une pyroman. Je vais lui montrer comment on joue avec le feu.

Je recule mais l'un des anges descend de son cheval et tente de fendre notre garde. Ils déboulent, une dizaine de personne réunies et nous sommes rapidement séparés, Gérald et moi. Je le cherche du regard, plus soucieuse pour lui que pour moi, qui suis bien trop instable.

Ramène les gamins à Terra, George. Nous nous occupons de ces deux fuyards.
Bien.
Ne les touchez pas ! je grogne.

L'un des anges m'assène une violente gifle et Gérald est aussitôt braqué, comme s'ils avaient bien plus peur de lui que de moi. Je suis jetée au sol, Gérald est encerclé, frappé, maintenu au sol. Je relève la tête alors que les enfants hurlent et se débattent. C'est comme si c'était moi, dans cette vie de Phoenix Stone, lorsque mes parents sont morts. Malgré que mes plus anciens souvenirs reviennent et malgré que Thaor m'ait raconté mon histoire, il me paraît si difficile de faire le bien dans une telle situation. Les coups qui tombent sur Gérald et les enfants qui hurlent et pleurent, ont raison de moi tel un ouragan.

Lâche-toi, Phoenix.
Non, je murmure.
Sans peur, sans regrets.

Je toise les hommes alors que j'attire l'attention de l'un d'eux. Il marche jusqu'à moi et je me relève doucement. Il dégaine son épée mais alors qu'il l'a brandi au-dessus de moi, elle se fige dans le temps. Le vent se lève, les feuilles au sol se mettent à léviter. La tornade qui gronde en moi gagne en puissance.

Qu'est-ce qui se passe ?
Je n'en sais rien ! Une tempête de sable certainement. Attache la fille !

Il s'avance vers moi mais il est violemment repoussé dans les airs. Je ne sais pas exactement ce que je fais, mais je me lâche, tout bonnement. Pour protéger les miens, mes amis. Je m'avance lentement, alors que mes pieds quittent le sol mais que je continue sagement d'avancer comme si quelque chose me retenait encore. Je lévite, m'avançant devant mes ennemies, qui ne le sont que parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. Plus aucune importance aujourd'hui car si je n'agis pas, je perdrais Gérald et les enfants.

Lâche-toi ! hurle la voix.


Je prends une profonde inspiration alors que tous les regards se dressent sur moi. Le vent fouette les visages et la terre tremble de tout son être. J'oublie qui je suis, je suis un phénix.

Je m'abandonne à la puissance qui vit et gronde en moi depuis des mois. Je me lâche, oubliant la peur, la colère, sauvant mes proches d'une fin atroce et de la peur des autres. Le brasier qui brûle en moi explose dans une tornade de flamme. Le feu chasse les anges et embrase toutes les ruines, terrassant le sol, les terres et même brûlant légèrement quelques anges. Mon but n'étant pas de les blesser, il semble que mon pouvoir ne le puisse également. Il les fait fuir, mais la puissance qui se dégage de mon corps ne ressemble rien aux flammes que je lui ai connues. C'est comme s'il s'agissait d'énergie solaire, comme si le brasier que je pouvais au préalable provoquer n'était qu'une infime partie de mon pouvoir.

Les pierres tremblent, s'élevant de part et d'autres, s'écrasant sur certains anges lorsqu'ils ne prennent pas la fuite. Tous s'enfuient, les enfants se terrent dans un troue et Gérald est abandonné au sol. Mon pouvoir disparaît aussitôt qu'il est apparu, comme s'il sentait que la menace n'existait plus. Je retrouve la sensation d mes pieds au sol et je me sens apaisée, libérée.

Gérald, je murmure.

Je cours jusqu'à lui, m'abaissant à son niveau et le soulevant légèrement. Je pose sa tête sur mes jambes. Il est amoché, c'est une certitude, mais il survivra. Je dégaine quelques mèches qui tombent sur son visage et je le secoue avec douceur, mais fermeté.

Tout va bien, je lui chuchote. Les anges sont partis, je suis là, les enfants vont bien. Tu m'entends, Gérald ? Gérald, non, ouvre les yeux. Regarde-moi, je t'en prie.

Je pose ma main sur l'une de ses blessures qui se résorbe aussitôt. J'écarquille les yeux, mais je ne cherche pas à comprendre plus. Je pose le bout de mes doigts sur chacune de ses marques, qui disparait sous sa peau, comme si le feu, connu pour ses vertus cicatrisantes, pouvait soigner Gérald. Je souris lorsque je le vois ouvrir les yeux, oubliant la peur de l'avoir perdu, un court instant.



Phoenix

#5

Un départ brutal.


Avec Phoenix Stone

Nous continuons de marcher, je mène la troupe accompagné des deux enfants, il commence à faire très sombre, il devient difficile de savoir ou nous allons et le froid commence à se glisser sur mes joues ce qui n'est pas bon présage. Alors que nous avançons je perçois de la lumière derrière moi, je jette un œil rapide, c'était Phoenix qui venait de mettre le feu à un arbre. Il n'y a pas beaucoup d'arbre dans le désert alors si elle nous brûle les quelques arbres qui ne sont pas encore ensevelis sous le sable.

Elle revient rapidement vers nous, je lui échange un sourire pour la rassurer et que je comprend. Malheureusement le feu a indiqué notre présence et les anges ne sont jamais très loin quand il y a des vagabonds dans le désert. Il ne nous reste qu'une seul option se cacher rapidement avant de se faire surprendre car les enfants n'arriveront pas à courir longtemps puis en les portant nous serons rattrapé en un instant.

On trouve refuge dans des vieilles ruines mais les anges étaient déjà à côté de nous à observer un signe de notre présence. Manque de chance la fille se met à éternue, nous sommes repéré. Je crie instantanément.

Fuyons !

Je me saisis du garçon et nous nous précipitons dans les ruines pour échapper à leurs tirs et trouver peut-être une cachette. Les anges avaient déjà tout pensés, ils sortaient de partout et nous voilà rapidement encerclé. Je me retrouve dos collé à Phoenix. Je me saisis du pistolet que j'avais et de la lame.

Et maintenant on fait quoi?


Les anges commencent à tous arriver sur nous, ils étaient nombreux et mieux armée que nous. J'essaie de me défendre mais je suis rapidement séparé des enfants et de Phoenix. J'engage le combat mais ils sont de tout les côté et je suis très rapidement désarmé et mis à terre. Des armes me pointes de tout les côtés, je peux voir Phoenix se faire gifler au même moment. Un des gardes ordonnes de prendre les deux enfants et de régler notre compte à nous. Je les regardes avec un grand sourire.

Vous devriez mieux fuir avant de mourir.

ils se mettent à rire avant de commencer à me frapper.

Mais tu l'entends celui-là, il pense nous faire peur, il n'a pas d'arme et ne sait même pas se défendre.

Je commence à être rué de coup, je suis au sol, sans défense à subir, je ne vois plus rien et je perd mes repères, j'ai bien peur que mes instants sont compté sans un miracle. J'entends des hurlements et des rires, des bruits de métal qui résonne dans mon corps sous les coups. Je commence à avoir froid et j'ai l'impression que quelque chose d'humide coule sur moi. J'étais entrain de me vider de mon sang et je ne pouvais rien faire, seulement attendre la fin.

C'est alors qu'ils s'arrêtent de me frapper, j'étais bien trop faible pour bouger et je ne voyais pas grand chose. Je peux encore percevoir et ressentir ce qu'il se passe autour de moi. Le vent se lève et souffle fort. J'ai le sentiment qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire mais je ne vois rien et je n'entends pas grand chose. Une force divine semble frapper la zone de son aura et protégeant quelque chose. Suis-je un élu des dieux? J'en doute mais comment expliquer ce que je ressens autour de moi?

Une immense chaleur commence à s'émettre proche de moi, c'était apaisant et je pouvais récupérer un peu de cette chaleur, le froid m'avais envie et le sang qui s'écoule de mon corps ne m'aide pas à garder la chaleur. Le sol commence à trembler et à s'élever comme s'il voulait s'arracher à la terre qui le retient. Tout commence à trembler autour de moi j'entends des pierres se fracasser sur le sol, des cries de tout côté, des gens qui courent et fuient. Les anges ne semblent plus savoir quoi faire.

Puis le calme commence à revenir et je fini par perdre connaissance.

Je me réveil dans un environnement tout blanc et lumineux et je suis debout en pleine santé.

Suis-je mort?

Non mon enfant, ton heure n'est pas encore venu. Tu as de grandes choses à accomplir.

Qui êtes vous? Et comment cela?

Tu poses trop de question Gérald Maugris. Je peux te donne un conseil pour te guider. Écoute ton cœur et accompagne celle qui est est venu à toi.

Quoi, Phoenix? Mais elle déteste les anges, comment pourrait-elle m'aimait?


Nous savons tout Gérald, écoute ton cœur et va il est temps que tu poursuives ton voyage.

D'accord, si vous le dites, je n'ai pas vraiment le choix.

L'instant d'après je me retrouve plongé dans le noir total. C'est alors que j'entends une voix qui m'appel mais je n'arrive pas à y répondre. Je commence à percevoir des sons de plus en plus clair, c'était la voix de Phoenix. J'étais comme figé et je n'avais pas la force d'ouvrir les yeux ou d'émettre un son. La douleur était là mais pour autant pas un crie, le sang continuait de s'écouler lentement sur mon corps. C'est alors que sa main vient se poser sur l'une de mes plais qui se résorbe aussitôt. il s'en suit alors que toutes mes plais disparaissent au fur et à mesure que Phoenix vient y apposer sa main.

Je commence alors à reprendre des forces et fini par ouvrir les yeux, le visage de Phoenix était la première chose que j'ai vu, elle était heureuse et me souris. Je lui souris alors en retour, sans elle je serai plus de ce monde. Je murmure.

Merci Phoenix.

Elle se penche vers moi pour mieux entendre. Je continue de murmurer n'ayant pas la force de parler. Je commence légèrement à rougir et je voyais qu'elle ressentait quelque chose sur l'instant.

Je crois que je sais pourquoi je suis ici, avec toi. Je crois que je t'aime.

Son visage est proche du mien et avec le peu de force que j'ai je la tire légèrement et fini par lui déposer un baiser sur les lèvres.


© Gerald 2016



Nul ne résiste à mon charme

#6
Un départ brutal.
Ft. Gérald Maugris


Lorsque Gérald ouvre les yeux, je lui souris. Je n'aurais pas apprécié être la cause d'une autre personne blessée pour aujourd'hui. Il murmure, mais j'ai les oreilles qui sifflent et je ne comprends pas tout. Je me penche vers lui, chassant ce son qui siffle lorsqu'il me fait une confession qui m'étonne, qui me déstabilise. Ses lèvres se posent sur les miennes alors que je ne m'y attends pas pour le moins du monde.

Après quelques minutes, je coupe court à son baiser et je lève les yeux au ciel.

Ce baiser vaut autant que lorsque je t'ai embrassé, ivre, ris-je. Tu n'es pas dans ton état normal, je ne le prendrais pas trop à cœur. Ne bouge pas.

Je me lève et je lui fais un oreiller avec ma veste. J'appel les enfants.

Ramassez un peu de bois. Personne ne viendra ici avec le paysage que cet endroit offre. Nous allons nous reposer ici jusqu'à ce que le soleil se lève, d'accord ?

Les enfants s’exécutent et je ramasse toutes nos affaires. Je fais rapidement un feu de camp et je sors mon sac de couchage que j'offre aux enfants. Je sors celui de Gérald et je le force à se mettre dedans. Il est perturbé, il a bien failli y rester. Je ne sais pas quoi penser de ce qui s'est passé et de tout ce que j'ai fais.

Je sors de quoi nourrir tout le monde alors que les enfants jouent dans le sac de couchage. Je tourne la tête vers Gérald.

Tu peux dormir, lui dis-je. Je veille, personne ne viendra ici quoi qu'il en soit.

Il n'est pas convaincu et j'arque un sourcil.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Je me rapproche légèrement de lui pour ne pas l'obliger à parler plus fort.



Phoenix

#7

Un départ brutal.


Avec Phoenix Stone

J'étais encore paisiblement allongé, profitant de l'instant présent mais je suis rapidement ramené à la réalité. Phoenix ne semble pas le prendre comme vraiment concret. Cela est assez compréhensible si on regarde la situation. J'ai failli mourir sans pouvoir y faire quoique ce soit, j'étais envahie par toutes sortes d'émotions, entre la peur, la tristesse, le désespoir et la colère. Suis-je vraiment moi même? Une chose est sur c'est que c'est un peu la situation inverse de l'auberge.

Phoenix pose sa veste pour guise de coussin et s'en va chercher les enfants qui étaient un peu plus loin. Nous étions en paix et au vu de ce qu'il vient de se produire aucuns anges ne va se risquer de revenir ici pour le moment. Puis de toute manière je ne peux pas bouger pour le moment je suis bien trop faible, même si en apparence les blessures sont soigné, j'ai perdu pas mal de sang et la douleur reste quand même présente, elle a beau s'être atténué je vais devoir tenir avec.

Voilà que Phoenix revient avec toutes les affaires et m'obliger à me glisser dans le sac de couchage. Je lutte avec le peu de force que j'ai pour m'y glisser tant bien que mal.

Elle attrape quelque chose à manger, les enfants semblaient s'amuser et avaient oublié ce qu'il s'était passé tout à l'heure, c'est une bonne chose. Je n'avais pas décroché un mot depuis tout à l'heure. Tout était bouleversé et je ne savais pas vraiment ou donner de la tête.

Phoenix me suggère de dormir mais c'est difficile de dormir, la douleur est présente sans parler que je ne suis pas vraiment détendu à l'idée de n'être pas capable de me défendre si besoin. Elle s'interroge et se rapproche de moi pour bien m'entendre. De ma faible voix j'essaie de parler.

La douleur est présente, même si les plais sont toutes refermé, j'ai encore la sensation que c'est toujours là. Je suis faible, très faible, je n'ai même pas la force de me lever.

Je soupir, j'ai l'impression d'être devenu un boulet.

Je ne suis plus vraiment d'une grande aide, je ne vais que te retarder en l'état, et je doute fort que demain je sois vraiment en forme pour pouvoir poursuivre la route.


Mon visage s'affaisse et on lit que la tristesse qui s'y projette. Que devrais-je faire, je ne vais pas l'obliger à rester là alors qu'elle à besoin d'avancer.

Tu devrais me laisser ici, je finirai bien par récupérer des forces pour rentrer à Mortifia. Je ne suis qu'un poids mort pour toi.

Elle ne semble pas vraiment apprécier ce que je lui dit. Pourtant mes paroles sont à l'opposé de ce que pense mon coeur et mon esprit.

Tu ne vas pas t’éterniser ici jusqu'à que je puisse voyager puis avec les enfants et surtout les anges risquent de revenir tôt au tard pour comprendre ce qu'il c'est passé.



Quel option nous reste t-il? Si je ne suis pas apte à voyage et que Phoenix ne peux attendre avec les enfants, il faudra bien qu'elle parte en me laissant ici. Je ne veux pas devenir un fardeau pour elle. Même si, au fond de moi, j'aimerai continuer se voyage. Je ne veux pas que cela s'arrête ici. Pourquoi une voix m'a dit que je dois continuer ce voyage si au final je ne suis pas en position pour l'effectuer. Errer plusieurs jours dans le désert pour retourner à Mortifia et espérer pouvoir me soigner une fois là bas? Puis aller voir Olaf pour qu'il m'indiquer le chemin à prendre pour se rendre au village des humains, pourquoi accepterait-il? Le peu qu'il a vu de moi avec sa soeur n'était pas bon donc pourquoi?

Beaucoup de questions me traverse l'esprit mais une chose est sur, je n'ai pas envie d'abandonner Phoenix. Je ne peux le concevoir. Un miracle c'est produit, pourquoi pas un second miracle aurait pas lieu? Si les dieux m'ont parlé, ils peuvent bien encore intervenir?

© Gerald 2016



Nul ne résiste à mon charme

#8
Un départ brutal.
Ft. Gérald Maugris


J'arque un sourcil, écoutant Gérald, se plaignant, souffrant. Je fais la moue, il est affaibli, fatigué, c'est vrai qu'il risque fort d'être un boulet. Je pousse un soupir.

Je fronce les sourcils lorsqu'il me propose de le laisser ici. Qui serais-je pour l'abandonner ici, le laisser ramper vers Mortifia ? Qui pourrais-je prétendre sauver en agissant ainsi ? Je suis une âme vieille de milliers d'années, je n'ai jamais été adouci par l'humanité, par cet homme, qui est un ange, mon pire ennemi. Je me rapproche d'avantage de Gérald, réduisant presque à néant la distance qui nous sépare. Je lève les yeux au ciel et je dégage l'une de ses mèches folles qui se balade sur son visage.

Je ne te laisserai pas ici, je soupire. Ne sois pas idiot.

Je lui souris timidement et je m’assoie contre lui. Peut-être que si j'irradie de chaleur, il se sentira mieux. Je ne sais pas comment fonctionne ce pouvoir et pour pouvoir le dompter, il va me falloir aller jusqu'aux montagnes.

Tu sais, Rey est à l'hôpital à cause de moi. Du moins, je croyais que ça l'était. Elle a chuté des remparts, elle a eu une vision de moi, détruisant le monde. Je le sais, parce que j'ai pu lire son esprit. Je le pourrais avec toi, mais je ne sais pas comment faire. J'ai sauvé Rey de sa chute en la faisant atterrir dans la boue et en amortissant comme je le pouvais, grâce à mes pouvoirs. Elle n'est pas vraiment blessée, mais elle a débloqué celle que je suis.

Je tourne la tête vers Gérald.

Ce que je veux dire, c'est que je ne pourrais jamais retourner à Mortifia après ça. Tu as vu l'étendu de mes pouvoirs, mais je dois trouver mon dernier rempart pour pouvoir les contrôler. Sans cela, je serai l'éternel Phoenix, perdue, songeuse et abattue. Je ne veux plus de ça.

Je m'allonge à côté de Gérald et je lève les yeux sur le ciel étoile. Les enfants dorment maintenant, plus aucun bruit ne les anime.

Si tu retournes à Mortifia, nos chemins ne se croiseront plus jamais, Gérald.

Je me tourne sur le côté et je pose les yeux sur lui.

Je t'apprécie beaucoup, lui dis-je tout bas.

Je lui souris affectueusement et je ferme doucement les yeux. La fatigue m'emporte légèrement, mais je lutte, encore et encore.

Repose-toi, je murmure. Peut-être qu'une idée brillante me viendra à l'esprit, qui sait.

Je sens les prémices du sommeil qui me gagne, mais je m'accroche encore à ce monde.



Phoenix

#9

Un départ brutal.


Avec Phoenix Stone

Phoenix ne semble pas être de l'avis de m'abandonner ce qui me rassure au fond de moi. Malgré son amour pour les anges au fond-elle quelque chose lui dit qu'ils ne sont pas tous identiques. Je souris à sa remarque.

J'étais certain que tu allais dire cela.


Elle vient s'assoir juste à côté de moi, au moins je ne risque pas d'avoir froid et puis cela me permet de ne pas parler trop fort. J'ignorais que Rey est à l'hôpital mais pourquoi dit-elle être responsable de cela? Phoenix détruisant le monde? Malgré ses pouvoirs je doute fort qu'elle puisse faire une telle chose. Je souris quand elle dit ne pas savoir lire mon esprit. Elle a utilisé ses pouvoirs pour protéger Rey preuve qu'elle veut le bien et pas le mal.

C'est parce que je suis fort que tu ne peux pas le lire. Puis pourquoi cela sera de ta faute que Rey soit à l'hôpital? Même si tu as vue son esprit voyant des visions de toi. Ce n'est que des visions. Rien ne prouve que cela sera réel et je l'espère bien.

Phoenix ne veut plus retourner à Mortifia mais qui sait quel chemin va t-elle prendre à l'avenir. Elle commence à découvrir de plus en plus ses pouvoirs et peut à peut apprend à les utiliser. Elle n'est pas encore les réponses qu'elle cherche mais son voyage ne fait que commencer.

Phoenix s'allonge à côté de moi tout en admirant les étoiles Tout était calme et agréable malgré le froid très présent.

Je ne fais que débuter mon voyage, je ne compte pas déjà abandonner au premier obstacle qui se présente. Qui serai-je si je faisais cela? Puis...

Je marque un instant d'hésitation, lorsque Phoenix me dit qu'elle aime ma compagnie. Je souris en regardant toujours le ciel tandis que je sais que son regard est posé sur mon visage. Puis je murmure de façon qu'elle entends juste ce que je dis.

Tu es la rencontre la plus bouleversante et passionnante que j'ai faite depuis que je traine à Mortifia



Je tourne alors la tête vers elle qui commence à fermer les yeux tout en affichant un grand sourire. Je la regarde attentivement.

Maintenant que j'y pense, pendant un moment je n'étais plus de ce monde avant que tu me ramène à lui. Tout était blanc et lumineux, c'était presque aveuglant. Il n'y avait rien autour de moi...

Il est vrai que cela reste très étrange et que je n'arrive pas à comprendre.

J'avais l'impression que quelque chose était là... Une sorte de divinité ou de voix suprême... Elle m'a parlé mais c'était étrange... Cela n'avait pas vraiment de sens en réalité... Ou alors je suis trop bête pour comprendre.


La fatigue commence aussi à s'emparer de moi et nous allons bientôt tous deux se laisser bercer par notre sommeil.



© Gerald 2016



Nul ne résiste à mon charme

#10
Un départ brutal.
Ft. Gérald Maugris


Je lève les yeux au ciel à la remarque de Gérald.

Ce n'est pas parce que tu es fort, ris-je. Je pourrais lire ton esprit quand je le veux, je ne sais juste pas comment faire actuellement, car je ne contrôle pas mon pouvoir. Ce qui s'est passé avec Rey était hors de mon contrôle et n'était pas une question de force. Personne ne pourrait lire en elle, c'est une forteresse.

Je pousse un long soupir alors que le sommeil me gagne. Je ne peux pas dormir dans une situation pareille, je ne peux pas prendre le risque que quelque chose nous arrive. Pourtant, j'ai si besoin de me reposer. Je pose ma main au sol et je médite sur ses pensées.

Une voix, tu dis ? Je ne pense pas que cela soit impossible, vois bien ce que je vis, ce que chacun d'entre nous vit. Rien n'est impossible, Gérald. Alors, si cette voix t'a parlé... Peut-être que tu devrais l'écouter.

Mon souffle ralentit d'avantage, alors que j'ouvre timidement les yeux, cherchant à fuir le sommeil qui me quémande. J'observe Gérald, dont les yeux sont maintenant fermés. La lumière du feu se reflète sur ses cheveux et sur son visage. Lorsque je ne le regarde pas comme un ami, je peux y voir un homme tout à fait charmant et charmeur. Il est vrai que j'aurais facilement pu tomber sous son charme, mais son côté séducteur a placé une barrière entre nous, une barrière qui m'indique clairement de rester ami avec lui si je ne veux pas souffrir.

Je rester silencieuse jusqu'à ce que le rythme cardiaque de Gérald s'apaise. Une fois que tout le monde dort, je me lève et je me place près du feu, épée à la main. Je toise les flammes, y glissant ma main, jouant avec le brasier qui gît à mes pieds. Maintenant que je suis seule, posée, dans le calme, je me repasse le fil de la nuit. J'aurais pu tout détruire, alliés comme ennemies mais j'ai été suffisamment courageuse pour revenir à moi et pour sauver Gérald, d'une manière que je ne comprends toujours pas. Sa déclaration a rapidement éveillé quelque chose en moi que j'ai voulu enterré et protégé, refusant d'admettre cette hypothèse non pas parce qu'elle m'effraie, mais parce qu'elle serait si dangereuse.

Je me redresse sur mes deux jambes et je toise le ciel étoilé. Je reste éveillée durant toute la nuit et lorsque j'entrevois le levé du soleil, je souris, bêtement, comme si le monde entier me paraissait maintenant plus beau, pour une raison que j'ignore. Je prépare nos affaires et je fais le tour du camp. Nous ne pouvons pas rester ici pendant des heures, mais il est vrai que Gérald aura certainement du mal à marcher. Je me mets en tête de construire une béquille et une sorte de traîneau pour pouvoir le tirer sur le sable. Je ne sais pas où cette idée me mènera.

Je travaille jusqu'à ce que le soleil entame son ascension dans le ciel, réveillant les enfants pressés de rentrer à la maison. Gérald ouvre également les yeux et je lui adresse un sourire.

Rangez vos affaires, dis-je aux enfants. Nous partons sous peu.

Ils se mettent au travail du rangement et je m'approche de Gérald. Je m'agenouille à son niveau et je lui tends un peu de soupe préparé au beau matin avec quelques gouttes d'élixir du nord pour lui donner des forces.

Mange si tu veux reprendre des forces. Je t'ai conçu des béquilles. Peu importe le temps que tu mettras, je te traînerais avec moi. Je ne te laisserai pas ici, d'accord ?

Je tapote doucement le sommet de son crâne et j'emballe les premières affaires.



Phoenix





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