05 Dec 2016, 16:28
Un départ brutal.![]() |
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| Lorsque Gérald me surprend et me tend cet objet, je lui souris naturellement. Nos mains s'effleurent et j'ai un court instant d'hésitation. Je prends l'objet et je le fourgue dans mon sac. J'emballe tout le reste et nous sommes rapidement prêts au décollage. O.K, on va y aller. Plus vite nous marcherons, plus vite nous arriverons. Les montagnes ne sont pas très loin, mais il fait très chaud. Je me lève et j'invite tout le monde à faire de même. Les enfants partent au galop et j'adresse un regard vers Gérald. Comment l'aider, sans pouvoir faire quoi que ce soit ? Le côté aléatoire de mes pouvoirs me pousse à improviser. Nous marchons, durant des heures et des heures, alors que Gérald est fatigué et que chaque pas lui demande des efforts considérables. Les montagnes sont encore à une journée de marche, mais il est peu probable qu'il tienne jusqu'à chez moi. Comment l'aider ? Comme si le ciel m'avait entendu, j'entrevois un ange et son cheval, rôdant dans le coin. J'esquisse un sourire ravi et je me faufile jusqu'au duo. J’assomme l'ange sans qu'il ne s'en rende compte et je récupère son cheval. Je reviens au galop, tout sourire, mais ce pauvre cheval ne pourra jamais porter quatre personnes. Avec le cheval, les montagnes ne sont pas très loin, à seulement quelques heures, mais comment faire ? Je descends du cheval et j'attrape les enfants. J'aperçois alors sur ma droite, un marchand, que je connais bien. Restez ici, dis-je aux enfants. Je cours jusqu'au marchand, surpris de me voir ici. Ma reine ! s'écrit-il. Que faites-vous par ici ? Je rentre, dis-je au marchand. Et vous ? Moi aussi. Vous êtes accompagnés, est-ce là les enfants qui avaient été enlevé ? C'est bien ça, oui. Seulement nous sommes dans un piteux état. Pourriez-vous prendre les enfants avec vous ? Je crains que mon ami ne supporte plus longtemps le voyage. Oh oui, bien sûr ma reine. J'allais rentrer. Merci, je souris. Je retrouve les enfants que j'informe. Ils connaissent bien le marchand, c'est un vieille humain. Ils vont avec lui dans sa petite charrette et je me retourne vers Gérald. Je le pousse vers le cheval, il vvacille presque. Je bondis sur le cheval, devant Gérald. Garde tes bras autour de ma taille. Je t'emmène au plus vite chez moi, tiens le coup. Nous détalons à toute vitesse, comme si je venais de faire un choix contre nature en abandonnant ses enfants pour sauver un ange, mon ennemi juré. Comme si la vie de Gérald était plus important que ce que je croyais. #FIN |



