06 Jan 2017, 16:37


Ce lien si fort.
Ft. Thaor Thorvald
Alors que Thaor m'escorte jusqu'à l'extérieur de la ville, j'entrevois le dragon, debout sur ses pattes arrières, dressé dans toute sa splendeur et sa puissance. Il semble blesser, pour une raison que j'ignore. Il aurait pu détruire les remparts de la ville, mais il ne l'a pas fait. Lorsqu'il remarque enfin ma présence, il accoure jusqu'à moi et s'abaisse à mon niveau.
Bonsoir, Valhar.
Il ronronne presque, c'est si étrange. Je m'avance vers lui et en signe de reconnaissance, je caresse son visage rocailleux. Je fronce les sourcils à sa blessure.
Qu'est-ce qui t'es arrivé, Valhar ?
Comme s'il pouvait répondre ! Il regarde derrière moi, fixant Thaor. Il grogne, d'un grondement sourd et je me poste devant lui, yeux dans les yeux.
Valhar, dis-je fermement. Tu dois accepter Thaor. J'ai besoin de toi pour survivre, parce que nous avons crée un lien que je ne suis pas encore en mesure de comprendre mais qui me ronge lorsque je ne peux pas être avec toi. Seulement, je ne peux pas vivre sans Thaor. Alors, soit tu l'acceptes, soit je devrais faire un choix entre vous deux qui me détruira peu importe le choix.
Je captive son attention et il ne me lâche pas du regard. Il pousse une sorte de long soupire, presque triste, presque convaincu et je le caresse avec douceur.
Maintenant que tu es d'accord, laisseras-tu Thaor approcher ? Tu es blessé, je voudrais voir ça.
Il grogne, mais différemment, comme s'il abdiquait. Je me tourne face à Thaor et je lui fais signe de s'approcher, le dragon ne lui fera pas de mal, maintenant qu'il sait. Je reste collée à lui alors que mon mari s'approche, alors que cette rencontre peut si bien se passer et souder ces deux parties en moi qui se déchire l'autorité. Je prends la main de Thaor et avec douceur, je la pose sur le crâne de Valhar, qui ne bronche pas. Je peux sentir ma propre connexion, maintenant parfaitement réunie, comme si ma vie avait trouvé un équilibre parfait.
Il t'accepte, je souris à Thaor. Il accepte notre relation, à condition que l'on ne l'oublie pas.
Je souris au dragon alors qu'il respire difficilement. Je fais le tour de son corps, mais il ne semble pas y avoir de blessure apparente. C'est comme s'il avait voulu se laisser mourir de désespoir, comme si... Il était lié à moi au point d'en souffrir à l'intérieur. Je m'approche à nouveau de sa gueule et je pose mes deux mains sur le contour de ses yeux, ouvrant mon esprit au sien, et inversement.
Dis-moi donc pourquoi ton sang voudrait me détruire, je murmure.
Nos esprits se sondent et fusionnent, comme j'arrive si bien à le faire. Je l'occupe le temps que Thaor l'examine.
© Rey 2016

Rey

Prayer

