15 Apr 2016, 18:57


Une histoire d'amour, la fuite d'un passé, et bien plus.
Avec Thaor Thorlvad
Je dévisage Thaor dans ses mouvements, l'idée de me faire passer pour morte est une idée de génie, mais je ne pense pas que cela arrête mes traqueurs qui cherchent également Thaor. Une fois partis d'ici, nous ne risquerons plus rien.
Je pousse un soupir, je glisse ma main dans celle de Thaor et je récupère mon arc et mes flèches. Je marche en faisant attention à où je mets les pieds mais mes pensées sont toutes tournées vers cette rage qui vit en moi. Après le temps de blessures, vient celui de la destruction et je sens une profonde colère qui règne et gronde en moi, une colère qui me pousse à tuer, au-delà du besoin de me défendre.
Nous arrivons rapidement au bunker et j'emboite le pas à Thaor. Je m'enferme durant de longues minutes dans la salle de bain en dévisageant mon reflet colérique et meurtrier. Je détourne le regard et je nettoie ma plaie à l'épaule, j'ai connu pire, je peux l'affirmer. J'enfile des vêtements propres et je retourne dans la salle de vie du bunker. Je tombe nez à nez avec Thaor.
Ta blessure est guérie ? je demande.
Je m’assoie sur mon lit, les bras et les jambes croisés et je me blottis contre le mur. Je ne suis ni triste, ni en colère mais j'ai cruellement besoin de réfléchir sur ce que je suis, ce que je deviens, ce que je veux devenir. Je reste silencieuse durant des heures en ne pensant qu'à mon destin, qu'à la lettre de ma mère et qu'à mon envie de m'échapper, de vivre au grand air et de ne compter sur mes propres pensées pour avancer, aux côtés de Thaor. Je lève les yeux vers lui.
Je ne pourrais pas rester ici encore longtemps, dis-je d'un soupir. Je n'en peux plus, je n'arrive pas à vivre ainsi. Je suis comme un oiseau enfermé dans une cage à qui l'on offre des promenades en laisse afin de gagner du temps. Je ne suis pas comme toi, pas sur ça. Je ne suis ni patiente ni normalement constituée au point de réfléchir avec la raison et non avec mon cœur.
Je me lève du lit et je rejoins Thaor. Je glisse mes mains entre les siennes.
Je veux partir avec toi et je sais que nous devons attendre, mais essaie seulement de comprendre deux petites secondes à quel point ça me ronge. Je veux faire les choses bien, avec toi. Il me faut juste un peu de temps pour apprendre à vivre et à penser à deux, j'ai vécu seule, toute ma vie.
Je pousse un soupir, je glisse ma main dans celle de Thaor et je récupère mon arc et mes flèches. Je marche en faisant attention à où je mets les pieds mais mes pensées sont toutes tournées vers cette rage qui vit en moi. Après le temps de blessures, vient celui de la destruction et je sens une profonde colère qui règne et gronde en moi, une colère qui me pousse à tuer, au-delà du besoin de me défendre.
Nous arrivons rapidement au bunker et j'emboite le pas à Thaor. Je m'enferme durant de longues minutes dans la salle de bain en dévisageant mon reflet colérique et meurtrier. Je détourne le regard et je nettoie ma plaie à l'épaule, j'ai connu pire, je peux l'affirmer. J'enfile des vêtements propres et je retourne dans la salle de vie du bunker. Je tombe nez à nez avec Thaor.
Ta blessure est guérie ? je demande.
Je m’assoie sur mon lit, les bras et les jambes croisés et je me blottis contre le mur. Je ne suis ni triste, ni en colère mais j'ai cruellement besoin de réfléchir sur ce que je suis, ce que je deviens, ce que je veux devenir. Je reste silencieuse durant des heures en ne pensant qu'à mon destin, qu'à la lettre de ma mère et qu'à mon envie de m'échapper, de vivre au grand air et de ne compter sur mes propres pensées pour avancer, aux côtés de Thaor. Je lève les yeux vers lui.
Je ne pourrais pas rester ici encore longtemps, dis-je d'un soupir. Je n'en peux plus, je n'arrive pas à vivre ainsi. Je suis comme un oiseau enfermé dans une cage à qui l'on offre des promenades en laisse afin de gagner du temps. Je ne suis pas comme toi, pas sur ça. Je ne suis ni patiente ni normalement constituée au point de réfléchir avec la raison et non avec mon cœur.
Je me lève du lit et je rejoins Thaor. Je glisse mes mains entre les siennes.
Je veux partir avec toi et je sais que nous devons attendre, mais essaie seulement de comprendre deux petites secondes à quel point ça me ronge. Je veux faire les choses bien, avec toi. Il me faut juste un peu de temps pour apprendre à vivre et à penser à deux, j'ai vécu seule, toute ma vie.
Je dépose un baiser sur le coin des lèvres de Thaor et je prends une profonde inspiration. Je me glisse près du coin cuisine et je me désigne pour réaliser un bon petit plat pour ce soir.

Rey

Prayer

