05 Jul 2016, 20:14

Sur le chemin de Terra.
Libre
Je marche, durant des heures, des jours, des semaines peut-être je n'en sais rien. J'ai tellement marché que j'en ai oublié la fraîche douceur des montagnes. Maintenant que je me trouve dans les terres désertiques que je n'ai pas fréquentées depuis plus de cinq ans, je dois avouer que la chaleur ne m'a jamais manqué. Arme lourde à la main, je marche tout en essayant de me protéger un maximum du soleil qui m'étouffe.
Lorsque le soleil se couche, je m'autorise enfin une petite pause après deux jours de marches. Je suis épuisée, liquéfiée et il ne me reste de l'eau que pour deux jours. En d'autres termes, je n'arriverais jamais à Terra sans devoir faire une halte dans la douce ville de Mortifia, ô joie ! Je me roule dans mon sac de couchage et je ferme les yeux durant quelques heures.
A mon réveil, un bruit sourd retentit et je me bondis sur mes deux jambes. Je brandis mon arme et je vise droit devant moi. La pénombre est encore forte à cette heure-ci, mais les personnes qui troublent mon sommeil n'en ont que faire. Elles utilisent du feu que je peux voir au loin, grâce au sérum que Thaor m'a administré. Mes réflexes sont plus grands, mes sens sont beaucoup plus aiguisés.
A ma droite, une flèche fonce vers moi. Je l'esquive en roulant au sol et je tire droit devant moi. La lampe torche disparaît avec son porteur qui s'écroule au sol. Mes assaillants sont toutefois bien trop nombreux pour que je réussisse à m'en sortir sans une égratignure. J'esquive une nouvelle attaque, cette fois-ci à balle réelle.
Je tire sur plusieurs mètres afin de toucher un maximum de personnes mais je perds ma concentration l'espace d'une seule seconde. Une flèche se glisse jusque dans mon tibia et je hurle de douleur.
O.K, on va jouer, je grogne.
Je brandis mon arc et mes flèches et j'abandonne l'arme automatique. Je me cache derrière un rocher, trainant ma jambe de tout son long. La flèche est fermement plantée dans ma cheville et cela risque d'être plus compliqué pour pouvoir m'en sortir. Les rôdeurs des terres arides ne me lâchent pas, convoitant mon matériel de survie et probablement, ma chair.
Je me jette en avant, dégainant mes flèches que j'encoche. Je tire sur deux assaillants, mais je m'écroule avec perte et fracas. Je ne pourrais pas me débarrasser des derniers, pas seule.

Rey

Prayer

