13 Sep 2016, 10:07
Un long chemin vers un avenir confus |
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Je reste blottie contre Olaf alors qu'il reste aussi perplexe que moi. Je secoue la tête en guise d'approbation, nous n'avons pas le temps de retourner au village ou de nous attarder sur la découverte que nous venons de faire. Je pousse un long soupir puis je ramasse de la neige et je la jette sur le feu pour l'éteindre. Je fixe les dernières flammes s'éteignant puis je me tourne à nouveau vers Olaf. Personne ne doit savoir ça, dis-je d'un soupir. Nous ne sommes sûr de rien, mais mieux vaut ne pas propager des rumeurs qui donneraient envie aux anges de me faire encore plus la peau que ça n'est déjà le cas. Je m'avance vers Olaf et je prends sa main. S'il y a bien une personne qui aurait pu nous en dire d'avantage, c'est mère. Tout ce qu'elle m'a raconté, c'est qu'elle m'avait donné mon prénom parce que je revenais d'entre les morts. Que ce ne soit qu'une superstition ou que je ne sois pas vraiment morte à la naissance, mère savait certainement plus de choses que nous. Je pousse un long soupir en pensant à ma mère. Tout comme Olaf, elle était passionnée d'histoires anciennes, au point d'en croire chaque page et de croire en la puissance de la magie de la nature. Pour moi, qui suis si pragmatique et réaliste, à l'inverse d'Olaf, je ne peux pas croire que quelque chose d'autre que la science puisse expliquer ce qui m'arrive. N'en parlons pas. Allez viens, prenons nos affaires et partons. J'entraine Olaf à l'intérieur et nous ramassons nos affaires. Nous emballons tout ce que nous avons dispersés lorsque la mère de Darinn réapparaît subitement. Elle m'observe longuement, comme si elle avait été également ce qui s'était passé quelques instants plus tôt. Je détourne le regard. Sait-elle des choses, elle qui ma si souvent soigné et observé ? Elle qui connait certainement mon corps, mieux que quiconque ? Nous allons partir, dis-je d'un raclement de gorge. Merci pour tout. Je tourne le dos à la mère de Darinn mais son regard pèse lourd sur ma longue chevelure rousse. Je préfère simplement l'ignorer et finir d'emballer mes affaires et d'enfiler ma veste. |


